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IMA 2014 Oroposa

2014 – Oropesa del Mar


Depuis 4263 jours 3 heures 54 minutes 35 secondes, c’est est terminé… SNIF
IMA 2014 Oroposa

Quinze jours à Oropesa del Mar en août 2014, sur la Costa del Azahar. Accueillis dans une villa avec piscine, nous avons savouré les plages dorées, les tapas en terrasse et le rythme lent de l’Espagne estivale — un séjour simple et généreux, gravé dans la mémoire.

Une villa espagnole, le soleil de la Costa del Azahar, quinze jours partagés entre amis — un souvenir intact, quelle que soit la suite.

La route vers le sud

Tout a commencé tôt le matin du 9 août. Les valises dans le coffre, le GPS calé sur Oropesa del Mar, et la route qui s’ouvre devant nous. Nous avions choisi de faire le trajet en voiture — une longue journée de route, certes, mais avec cette liberté que le volant donne : s’arrêter quand on veut, changer de musique, traverser les paysages sans avoir à coller à un horaire d’avion.

La traversée de la France puis des Pyrénées avant de longer la côte méditerranéenne espagnole a quelque chose d’euphorisant. À mesure que l’on descend vers le sud, la lumière change, les panneaux passent à l’espagnol, et l’air sent déjà les vacances. Nous sommes arrivés en fin de journée, un peu fatigués mais contents, avec cette impatience des premiers instants dans un endroit nouveau.

Une destination inattendue

Oropesa del Mar — ou Orpesa en valencien — est une petite station balnéaire de la province de Castellón, sur cette côte parfumée à l’orange qui fait honneur à son nom. Moins touristique que la Costa Blanca ou la Costa Brava, elle a ce charme tranquille des endroits qui ne cherchent pas à en faire trop.

C’est une connaissance de l’époque — quelqu’un avec qui nous entretenions alors des relations cordiales — qui nous avait proposé de profiter de sa villa pour ces deux semaines. Une offre généreuse, acceptée sans hésiter. Ce genre d’opportunité ne se refuse pas quand on imagine déjà la mer, le soleil et quinze jours à ne rien devoir à personne.

La villa

Difficile de ne pas se sentir chanceux en arrivant dans cette villa. Spacieuse, lumineuse, entourée d’un jardin avec piscine, elle offrait exactement ce dont on a besoin pour vraiment décrocher. L’intérieur était simple mais confortable, avec cette atmosphère particulière des maisons secondaires espagnoles : carrelage frais sous les pieds, volets mi-clos pour tenir la chaleur à l’écart, terrasse ombragée où l’on pouvait passer des heures à lire, à ne rien faire, à regarder les cigales s’agiter dans les pins.

Céline avait organisé tout cela avec sa précision habituelle : les courses, les horaires de plage, les repas. Moi, je suivais — avec enthousiasme, cela va sans dire.

La première semaine : avec Camille et Valérian

Nous n’étions pas seuls pour entamer ces vacances. Camille et Valérian, nos anciens et très aimables voisins nous avaient rejoints pour la première semaine, ce qui a d’emblée donné au séjour une couleur festive et animée. À quatre, la villa prenait une tout autre vie : les petits-déjeuners s’étiraient, les discussions s’envolaient, les soirées se prolongeaient naturellement autour de la table ou au bord de la piscine.

La plage de la Concha, en plein centre d’Oropesa, est devenue notre quartier général matinal. Longue, dorée, bien équipée, elle accueillait nos serviettes et nos parasols. Camille et Valérian étaient de bonne compagnie pour explorer les criques plus discrètes vers le nord, où l’eau transparente et les rochers plats invitaient à des bains sans fin, loin de l’agitation.

Le soir, on descendait vers le front de mer, on choisissait une terrasse, on commandait des tapas et une carafe de sangria. Les gambas à la plancha, les patatas bravas, les poulpes grillés — la cuisine valencienne sait ce qu’elle fait. Et quand l’envie prenait de rester à la villa, on allumait le barbecue, on ouvrait une bouteille de vin local et on mangeait tard (avec des grandes aubergines), sous les étoiles, avec ce sentiment doux de ne manquer de rien.

Le départ de Camille et Valérian, l’arrivée de Lina

Au terme de la première semaine, Camille et Valérian ont repris la route. La villa a semblé un instant plus silencieuse — c’est toujours ainsi quand une présence chaleureuse s’en va. Mais pas pour longtemps : c’est Lina qui a pris le relais, rejoignant notre petite équipe pour la seconde semaine. L’ambiance a naturellement évolué, différente mais tout aussi agréable, avec ses propres rythmes et ses propres discussions.

La deuxième semaine : PortAventura et douceur de vivre

Le temps fort de cette deuxième semaine était planifié depuis un moment : une journée à PortAventura, le grand parc d’attractions de Salou, à environ deux heures de route au nord d’Oropesa. Une parenthèse dans la parenthèse — passer d’une semaine de farniente méditerranéen à une journée d’adrénaline et de files d’attente, c’est un grand écart que seules les vacances permettent.

PortAventura est impressionnant. Les montagnes russes, les zones thématiques aux décors soignés, l’ambiance de fête permanente — on y entre un peu sceptique et on en ressort épuisé mais ravi. Dragon Khan, Shambhala, les grandes attractions n’ont pas déçu. Nous avons rentré ce soir-là avec les jambes lourdes et le sourire facile, contents d’avoir vécu cette journée différente, hors des sentiers du balnéaire tranquille.

Le reste de la semaine avec Lina a retrouvé le rythme plus lent des premiers jours : plage le matin, sieste, terrasse le soir. Nous sommes allés une journée à Castellón de la Plana, la capitale de la province, avec son marché couvert et ses bars où l’on sert le café accompagné d’un verre d’eau fraîche, comme il se doit. Et une autre du côté de Benicàssim, connue pour son festival de musique mais aussi pour ses villas Belle Époque qui longent le bord de mer avec une élégance surannée.

Le retour

Le 24 août, il a fallu fermer les valises, rendre les clés de la villa, et reprendre la route vers la Suisse. Même itinéraire qu’à l’aller, en sens inverse — la côte, les Pyrénées, la France, et peu à peu cette lumière du sud qui s’estompe à mesure que l’on remonte vers le nord. Le retour en voiture a au moins cet avantage : le temps de décompresser progressivement, de laisser les vacances se terminer doucement plutôt que d’être brutalement catapulté dans un aéroport.

Avec le recul, ce séjour à Oropesa del Mar reste une parenthèse douce dans nos souvenirs. Quinze jours qui avaient tout pour réussir : un hébergement idéal, une destination préservée, une mer généreuse, de belles compagnies — Camille et Valérian pour commencer, Lina pour finir — et ce rythme lent que seule l’Espagne sait imposer en été.

Peu importe ce que la vie a fait des uns et des autres depuis. Ces vacances-là ont existé, pleinement, et c’est suffisant pour les garder en bon souvenir.

La Costa del Azahar n’a pas fini de sentir l’orange.