Biographie purement fictive
🧍♀️ Celine— La Planificatrice
Celine Marchand est née un matin de février 1982 à Lausanne, sous une fine couche de neige qui recouvrait les toits du quartier du Flon. Troisième enfant d’une famille de quatre, elle a grandi dans une maison où l’organisation était une vertu cardinale : sa mère tenait un agenda avec une rigueur militaire, et son père, ingénieur civil, ne partait jamais en vacances sans avoir dessiné l’itinéraire à la main sur une carte Michelin. Ces deux influences combinées ont façonné une personnalité à la fois méthodique et enthousiaste, capable de transformer un week-end banal en aventure mémorable avec trois fichiers Excel et une liste de vérification imprimée en trois exemplaires.
Après un baccalauréat obtenu avec mention au Gymnase de Béthusy, Celine s’est orientée vers des études de communication et marketing à l’Université de Lausanne, où elle a découvert sa passion pour les projets collectifs. Ce n’est pas tant la communication en elle-même qui l’a séduite, mais l’art de faire converger des personnalités différentes vers un objectif commun — une compétence qu’elle exerce encore aujourd’hui, notamment lorsqu’il s’agit de coordonner une troupe composée d’un conducteur râleur, d’un bouvier bernois somnolent et d’une cocker spaniel qui refuse d’obéir dès qu’elle aperçoit un point d’eau.
Aujourd’hui, Celine travaille comme cheffe de projet dans une agence de communication digitale basée à Berne. Son bureau est un modèle d’organisation : deux écrans, un tableau blanc couvert de post-its colorés, et une tasse de thé vert dont elle ne se sépare jamais. Ses collègues la surnomment affectueusement « la tour de contrôle » — non pas parce qu’elle est autoritaire, mais parce qu’elle a toujours une vue d’ensemble que les autres n’ont pas encore identifiée.
C’est dans ce même état d’esprit qu’elle aborde les voyages. Plusieurs semaines avant le départ, Celine ouvre un nouveau dossier sur son ordinateur. Elle y glisse des liens vers les campings potentiels, compare les avis, vérifie les politiques concernant les chiens (deux grands chiens, ça se prépare), calcule les distances, les heures d’ouverture des sites à visiter, les prévisions météo à J-7 et à J-3. Elle anticipe les pannes de réseau, les jours de marché, les restaurants qui acceptent les animaux, et les aires de repos sur l’autoroute où Arkos peut s’étirer les pattes sans se faire piétiner.
En dehors du travail et des voyages, Celine est une lectrice vorace. Elle dévore surtout des romans policiers scandinaves qu’elle empile sur sa table de nuit avec la même rigueur qu’elle empile ses listes de voyage. Elle pratique le yoga deux matins par semaine — « pour compenser les nuits de camping sur un matelas pneumatique », dit-elle avec un sourire — et elle s’est récemment mise à la photographie argentique, une façon de ralentir dans un monde qui va trop vite.
Ce qui la définit peut-être le mieux, c’est sa capacité à trouver le bon équilibre entre la structure et la spontanéité. Elle planifie tout, certes, mais elle sait aussi lâcher prise quand l’itinéraire déraille — quand le camping est fermé, quand il pleut à verse sur le Lac Majeur, quand Candy a sauté dans le lac avant qu’on ait eu le temps de sortir les bagages. Dans ces moments-là, Celine sort son carnet, prend une grande inspiration, et dit simplement : « Bon, plan B. »
Sa relation avec Laurent est l’une des plus solides et des plus atypiques qu’on puisse imaginer. Ils ne sont pas ensemble, n’ont jamais été ensemble, et cette question-là ne se pose même plus depuis longtemps. Ce sont des amis de la trempe de ceux qu’on rencontre une fois dans une vie : on se dispute parfois sur le choix du camping, on se taquine souvent sur les habitudes de l’autre, et on se fait mutuellement confiance pour tout le reste. Laurent conduit et plante les sardines ; Celine sait exactement où les sardines doivent être plantées et pourquoi.
Elle a découvert le plaisir du voyage en caravane presque par accident, lors d’un week-end improvisé à Gwatt en 2023. Elle qui avait toujours préféré les hôtels bien étoilés s’est retrouvée à préparer des pâtes sur un réchaud de camping, Arkos couché sur ses pieds, Candy qui tentait de voler un morceau de pain — et elle a ri. Vraiment ri. Depuis ce soir-là, la caravane fait partie de ses projets favoris.
Celine n’a pas de grand discours sur le voyage. Elle ne parle pas de « se retrouver soi-même » ou d’ »explorer l’inconnu ». Pour elle, voyager c’est plus simple que ça : c’est partager un repas dehors quand le soleil se couche sur un lac, entendre les chiens ronfler sous la caravane, et rentrer avec des photos floues qui valent mille souvenirs. Le reste, c’est de la logistique. Et la logistique, elle connaît.